juin 30th, 2012
Nano Story : Le blues du banc

Recroquevillés en posture de fœtus, la tonsure apparente, les muscles atrophiés, il n’y a pas d’écho suffisant pour appeler à l’aide. Puisque la nuit réclame plus de silence que de romantisme, nous faisons pénitence simultanément, puis en canon avant de finir dans le chaos. La chanson est toujours la même entre rétrospective révisionniste, fantasme omniprésent et prospectives imaginaires. Le mur des lamentations nous encerclant n’a que faire de nos prières, il leur préfère les ravalements de façade et le chant des gyrophares. Alors que le plafond reprend des couleurs, toutes les portes retrouvent leur clé et un son si commun que nous en devenons inaudibles.
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souklaye a publié ce billet