avril 22nd, 2014

Nano Story : Aux quatre coins du cercle (3/4)

Les dealers de chérubins, de fleurs et de chocolat mènent une guerre larvée contre les fabricants de préservatifs et la crise démographique. Je suis tombé au champ d’honneur pour elle, par amour, par habitude, le cul entre l’instinct de reproduction et celui de conservation !

Lorsque l’égo trouve enfin son assiette, il lui faut un vaisseau pour asseoir son image et surtout un équipage prêt à témoigner ! Certes, il sera enchaîné à cet utérus que seul les confessions allongées et les sosies avec un autre nom peuvent éclipser le temps du coït. Mais jamais, même entre tous les flots qui lui seront offerts, mon égo ne trouvera une plus légitime raison d’avoir peur que moi ! Il pourra craindre de m’aimer ou aimer me craindre, ignorer mon sextant, mais lorsque sa coque me rejoindra, je serai la raison de son vide. Peu importe le nombre et les autoportraits manqués, entre projets avortés et souvenirs maquillés, mon hôte aura une liberté écrite pour lui.

Pour combler le vide, il me faut des images, j’ai tour à tour pris plaisir à les collectionner, puis à les capturer et enfin à les enfanter. Je prenais ces vignettes pour des créatures plates, fines, écornées en quête de pieuses excuses pour que je les invoque entre mes mains. Enfant, je dévisageais ces iconographies me disant qui craindre, adulte j’occulte cette échographie qui me contraint de croire en l’avenir. Je veux bien cadrer la photographie si elle s’occupe du déclencheur, mais qui peut me garantir la fidélité de ce clone de moi, en mieux ? Personne, et le négatif de ce personne aura le culot de vouloir devenir quelqu’un de propre, avec son chemin, mon nom et l’amour de sa mère. 

J’aurais dû prendre la fuite quand son ventre l’a poussée à rester, je suis prêt à être transplanté, mais elle lui a déjà donné son coeur. Neuf mois, le temps de capituler devant ce coup d’état qui porte son amour, mon nom, mon histoire, et l’espoir de mes échecs. Depuis je suis devenu pour elle une simple machine à remonter le temps, quand lui l’exhorte à conjuguer ses rides au futur et dans la joie. Je ne rumine pas une guerre perdue d’avance lorsqu’il se pavane avec elle, la face dans ses seins, j’attends juste qu’il en aime une autre. L’amour d’une autre fera de ces disparitions à répétition une absence permanente, alors il n’y aura plus personne à transplanter, sauf moi.

Chaque chose en son temps, pour l’heure il doit apprendre l’ordre, la morale, Dieu et surtout à marcher un pied après l’autre. Même en bas âge, l’homme suit toujours tout ce qui va à l’encontre de son bonheur, de la tutelle à la vitesse, en passant par la gravité. Pas le temps de s’appesantir, il réitère les mêmes erreurs devant son audience en oscillant entre rires et larmes au nom du spectacle. La béatitude donne naissance à un univers de poche dont la créature avec de l’amour transplanté et un nom d’empreint devient le centre. Être réduit à l’état de satellite, même pour le plus désintéressé des utérus, c’est un affront que seul le chantage affectif pourra réaxer.

Et entre une astronomie inconnue et une biologie omnisciente, le transplanté préféra au final le monstre monde à la bulle maternelle.

J’aurais hésité à multiplier son amour, nos futurs, mes échecs, en sachant que le premier pas vers l’immortalité se réduit à un entrejambe.

avril 21st, 2014

Nano Story : Sur le bas côté de la route, comme tout le monde

Chaque chose en son temps, pour l’heure il doit apprendre l’ordre, la morale, Dieu et surtout à marcher un pied après l’autre. Même en bas âge, l’homme suit toujours tout ce qui va à l’encontre de son bonheur, de la tutelle à la vitesse, en passant par la gravité. Pas le temps de s’appesantir, il réitère les mêmes erreurs devant son audience en oscillant entre rires et larmes au nom du spectacle. La béatitude donne naissance à un univers de poche dont la créature avec de l’amour transplanté et un nom d’empreint devient le centre. Être réduit à l’état de satellite, même pour le plus désintéressé des utérus, c’est un affront que seul le chantage affectif pourra réaxer.

Et entre une astronomie inconnue et une biologie omnisciente, le transplanté préféra au final le monstre monde à la bulle maternelle.

J’aurais hésité à multiplier son amour, nos futurs, mes échecs, en sachant que le premier pas vers l’immortalité se réduit à un entrejambe.

avril 20th, 2014

Nanos Stories (7/7)

J’aurais hésité à multiplier son amour, nos futurs, mes échecs, en sachant que le premier pas vers l’immortalité se réduit à un entrejambe.

avril 19th, 2014

Nanos Stories (6/7)

Et entre une astronomie inconnue et une biologie omnisciente, le transplanté préféra au final le monstre monde à la bulle maternelle.

 

avril 18th, 2014

Nanos Stories (5/7)

Être réduit à l’état de satellite, même pour le plus désintéressé des utérus, c’est un affront que seul le chantage affectif pourra réaxer.

 

avril 17th, 2014

Nanos Stories (4/7)

La béatitude donne naissance à un univers de poche dont la créature avec de l’amour transplanté et un nom d’empreint devient le centre.

avril 16th, 2014

Nanos Stories (3/7)

Pas le temps de s’appesantir, il réitère les mêmes erreurs devant son audience en oscillant entre rires et larmes au nom du spectacle.

avril 15th, 2014

Nanos Stories (2/7)

Même en bas âge, l’homme suit toujours tout ce qui va à l’encontre de son bonheur, de la tutelle à la vitesse, en passant par la gravité.

avril 14th, 2014

Nanos Stories (1/7)

Chaque chose en son temps, pour l’heure il doit apprendre l’ordre, la morale, Dieu et surtout à marcher un pied après l’autre.

avril 13th, 2014

Nano Story : Ménage à 3 - 1

J’aurais dû prendre la fuite quand son ventre l’a poussée à rester, je suis prêt à être transplanté, mais elle lui a déjà donné son coeur. Neuf mois, le temps de capituler devant ce coup d’état qui porte son amour, mon nom, mon histoire, et l’espoir de mes échecs. Depuis je suis devenu pour elle une simple machine à remonter le temps, quand lui l’exhorte à conjuguer ses rides au futur et dans la joie. Je ne rumine pas une guerre perdue d’avance lorsqu’il se pavane avec elle, la face dans ses seins, j’attends juste qu’il en aime une autre. L’amour d’une autre fera de ces disparitions à répétition une absence permanente, alors il n’y aura plus personne à transplanter, sauf moi.